Tracer mon portrait sous forme de mots représente sans doute pour moi l’un des exercices les plus difficiles à réaliser, et cela pour plusieurs raisons:

Tout d’abord, j’ai du mal à parler de moi, par timidité et manque de confiance mais aussi par indécision et une conscience de moi poussée à son paroxysme.

Qu’est-ce que je choisis de dire?

Car il est matériellement impossible de raconter de manière exhaustive 46 ans de ma vie sans omettre certains passages.

Comment résumer une vie en quelques mots?

Que dire qui pourra retranscrire au mieux ce que j’ai traversé et ce qui a fait de moi celle que je suis aujourd’hui?

Ensuite, ma conscience du poids des mots, de leur impact et donc de ma responsabilité dans ce processus d’écriture où un choix s’opère, génère un grand stress chez moi.

Mon objectif principal est d’exprimer ma vérité en toute authenticité, oui mais:

Quels mots représenteront le mieux ce que je veux dire?

Bien qu’adorant écrire et jouer avec les mots, ceux-ci me semblent parfois réducteurs dans l’expression notamment d’une émotion, d’un sentiment ou d’une sensation. L’on fait alors intervenir le mental pour parler d’un ressenti, quelque chose de plus profond qui ne peut être expliqué ou rationalisé. Et cela pour une simple raison, ils ne se situent pas sur le même plan*.

Ce choix est d’autant plus difficile que les mots sont sujets à interprétation, chacun mettant derrière l’emploi d’un même mot son propre ressenti. Ainsi, le mot «Amour» n’aura pas le même sens, ou du moins pas la même fréquence énergétique, selon l’expérimentation de la personne à un moment donné, qu’elle vive une relation épanouie ou une rupture. Par conséquent, un même texte ne sera pas reçu de la même façon par tout le monde.

Enfin, je dirai que la définition que j’ai de moi-même est assez floue, je ne sais pas qui je suis vraiment.

Or comment parler de ce qu’on ne sait pas?

Au cours de mon chemin personnel, j’ai appris qu’il ne fallait pas chercher à se définir et ce, pour deux raisons :

Premièrement, lorsque l’on cherche à se définir, l’on se base indirectement sur nos actions passées, «je suis ce que j’ai accompli», or celles-ci sont le reflet d’une version de nous qui n’existe déjà plus, une version moins consciente de nous-mêmes, celle que nous étions auparavant et non celle que nous sommes aujourd’hui, qui aurait peut-être agit différemment. Car tout évolue, nous y compris, que l’on en soit conscient ou non. Il nous faut donc prendre en compte cette impermanence des choses et l’accepter si possible, elle et le changement qui en découle. Mais ceci est un autre sujet.

Deuxièmement, cette vision de nous-même est principalement basée sur l’extérieur, sur la vision que les autres nous ont donnée de nous, la manière dont les autres nous voient. Or nous avons fait de celle-ci notre identité: tous ces reproches, ces compliments, ces phrases toutes faites, ces croyances limitantes imposées par notre éducation et la société, nous les avons faits nôtres! Les avons-nous à un moment remis en question? Pour la plupart, non. Pourquoi faire ? On nous les répète depuis tout petit et ils nous viennent des personnes qui nous aiment le plus et qui ont passé le plus de temps avec nous. Ils savent forcément de quoi ils parlent, n’est-ce pas? Ils savent sans doute mieux que nous celui ou celle que nous sommes?

Pourtant, comme beaucoup, je me définissais selon ces critères au début. Et parfois, mon être intérieur se révoltait. Le décalage entre la vision des autres et ce que je pressentais de moi me procurait un grand stress émotionnel. Et cette ouverture vers le doute puis la remise en question de tout ce que l’on m’avait imposé aboutit à un état très inconfortable de manque identitaire, un espace vide de sens fait d’un mélange de culpabilité, de honte et de colère contre moi-même de ne pas savoir qui j’étais, émotions exacerbées par un sentiment d’inadéquation dans un monde de performance où la compétition bat son plein et où chacun veut donner l’image que tout est sous contrôle.

Et c’est lors de cette quête de sens que j’ai commencé à prendre conscience de ma nature divine. J’ai toujours su et cru que j’étais une création divine, comme tout ce qui existe dans cet univers et au-delà, mais je n’avais jamais réellement intégré la portée de cette connaissance. Ainsi, non seulement je suis une création de Dieu (non pas en tant qu’entité extérieure à moi; je suis plutôt l’extension de cette énergie créatrice que d’aucuns appellent Dieu, la Source, la Vie ou l’Univers) mais je suis également faite à son image: je suis illimitée, éternelle et dotée du même pouvoir créateur, puisque je ne fais qu’une avec Lui.

Je tiens à préciser que ce parcours n’est pas linéaire et que cette prise de conscience, bien que réelle, est un peu comme le mouvement des vagues. Elle va et vient selon l’état de mes énergies. J’ai pleine conscience de ce pouvoir créateur quand mes énergies sont équilibrées, mais celle-ci part très vite aux oubliettes quand ma fréquence énergétique est basse et que je broie du noir. Voilà pourquoi prendre soin de soi et de ses énergies est primordial pour rester connecté à son pouvoir créateur.

Ainsi, avoir pris la mesure du côté illimité de ma nature divine fait que je n’essaierai pas ici de me définir ou d’expliquer qui je suis, puisque je suis Tout: l’ombre comme la lumière; à la fois, patiente et impatiente, organisée et bordélique, spontanée et rigide, tendre et sèche, affectueuse et distante, douce et colérique, mais aussi une mère et une fille, une sœur et une amie, une thérapeute et une patiente, une élève et une guide...la liste est sans fin. L’expérience humaine est faite de l’expérimentation de cette dualité et si possible de l’acceptation sans jugement de toutes ces facettes, toutes ces émotions qui me traversent mais ne me définissent pas. Je suis la conscience supérieure derrière tout ceci.

Mais le plus merveilleux est que même si j’ai la capacité d’être Tout, je peux choisir ce vers quoi je vais tendre. Ainsi, la question n’est plus: Qui suis-je? mais, Qui ai-je envie d’être? En effet, Dieu a fait de moi un être libre en plus d’être créatrice. Je peux donc utiliser cette liberté pour créer la personne que je veux devenir. Je peux choisir d’incarner les valeurs qui me tiennent à cœur. A chaque instant, nous avons tous la possibilité et le pouvoir de changer et de devenir celui ou celle que nous voulons. Évidemment, ce choix est plus facile à faire au niveau de la pensée que de la matière, et demande de la répétition, de la discipline, de la détermination, beaucoup de patience, de compassion, de résilience, de courage et d’amour, mais même si cela peut prendre du temps, le résultat sera toujours juste et parfait.

Pour conclure, je dirai que je ne peux ni être définie, ni enfermée dans des cases car je suis un être en perpétuel devenir et donc en perpétuelle évolution. Mon cœur est ma boussole. Je tends à devenir la version la plus élevée de moi-même: celle qui se rapproche le plus des valeurs d’Amour et de Respect, ainsi que de la devise française que j’affectionne tant, que l’on doit se réapproprier sans les dérives de l’Ego : Liberté - Égalité - Fraternité!

Liberté, car je suis libre d’exprimer ma vérité dans l’amour et le respect de chacun. Je suis libre de choisir mes pensées en conscience et ainsi, je choisis des pensées positives qui me servent et qui sont dans l’intérêt supérieur de tous. L’opinion des autres n’a plus d’influence sur moi; je ne recherche plus leur validation et ne me laisse plus définir ni par leurs opinions ou leurs jugements, ni par les croyances limitantes imposées par mon éducation et la société. Je suis libre d’agir dans l’alignement de mes pensées et de mes paroles, pour le bien de tous.

Égalité, car je souhaite que chacun trouve sa juste place et se sente vu, entendu, accepté et aimé tel qu’il est et veut être.

Fraternité, car nous sommes tous dans le même bateau. Nous sommes tous venus sur Terre pour vivre une expérience humaine. Nous sommes tous “frères et sœurs”, nés d’une même énergie créatrice aux nombreuses appellations.

Je souhaite qu’un jour prochain, forts de ces préceptes, nous vivions dans un monde en paix,

dans l’amour et le respect de chacun!❤️

Je vous invite à cliquer sur “Portrait” si vous voulez tout de même connaître quelques faits sur moi.

*Les métaphores restent alors, à mon sens, l’un des moyens les plus efficaces de pallier à ce décalage, en restant au niveau du cerveau droit, à travers l’utilisation de l’image.

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