La Colère

1-La colère au niveau psychologique et émotionnel

La colère fait partie des émotions primaires, c'est-à-dire les émotions inhérentes à notre nature biologique. Elle est donc naturelle et normale et nous en avons tous besoin.

Souvent réprimée par peur de ses conséquences, générant jugement de soi et culpabilité lorsque l’on s’identifie à elle, celle-ci a pourtant un rôle essentiel dans notre bien-être psychologique.

Elle est une réponse naturelle aux situations perçues comme menaçantes ou injustes.

Elle nous donne l’énergie nécessaire pour réagir à ce qui nuit à notre bien-être. Elle nous amène à nous protéger en exprimant nos limites et nos insatisfactions.

Elle est le précurseur d’une mobilisation de nos ressources. Elle nous pousse à passer à l’action en nous rendant courageux.

Néanmoins, nous devons garder en tête que bien que la colère ne soit pas négative en soi, elle est de notre responsabilité. Quelle que soit la situation, l’autre n’est pas responsable de la manière dont nous réagissons. Même si notre ego nous pousse à trouver un coupable, blâmer l’autre revient à perdre notre pouvoir personnel.

Cependant, se juger ou se punir de cette colère engendre aussi une perte de pouvoir et ne règle en rien la situation.

Reste l’acceptation: accepter cette part de nous-mêmes qui souffre et ne demande qu’à s’exprimer.

En effet, dans toute colère, il y a une intention, un message dissimulé qu’il faut décoder et transmettre.

Malheureusement parfois le message envoyé par notre colère n’est pas clair et donc difficile à décoder; notamment lorsque celle-ci dissimule ou remplace d’autres sentiments comme la peur, la douleur, la culpabilité, la jalousie, la frustration ou la honte. Cela demande alors un peu plus de réflexion, d’introspection et de patience.

De plus, la colère, et à travers elle notre vérité, doivent être exprimées de manière appropriée, c’est-à-dire effective mais juste, et non sous forme d’explosion incontrôlée, ceci pour ne pas nuire à notre sante mentale, physique et émotionnelle ou encore devenir toxique dans nos relations avec les autres. En effet, son but n’est pas d’avoir du pouvoir sur l’autre, d’avoir raison ou encore de faire mal à l’autre mais d’exprimer nos besoins et nos limites.

Pour cela, il est utile de se positionner en tant qu’observateur de cette colère, comme lorsque l’on regarde un nuage noir qui passe. L’on évite ainsi de se laisser “contrôler” par celle-ci en se détachant de son emprise, gardant intact notre pouvoir de décision et notre libre-arbitre.

2-La colère au niveau physique et énergétique

Ce que les anciennes civilisations pressentaient intuitivement a été vérifié et avéré par la physique quantique: tout est constitué d’énergie et de vibrations, que ce soit les atomes, les molécules, les tissus organiques, les organes, les virus, les bactéries… mais aussi les émotions.

Notre corps vibre à une certaine fréquence. Chaque fréquence est unique et représente notre signature énergétique.

L’on qualifie d’émotions négatives : la colère, la peur, le doute, le désespoir, la culpabilité, la jalousie, le mépris, l'humiliation, car ce sont des énergies plus denses qui ont une fréquence vibratoire basse. Ces émotions vibrent entre 20 Hz et 175 Hz, ce qui a tendance à abaisser la fréquence vibratoire de notre corps et peut conduire à la maladie si cet état émotionnel se prolonge.

La santé mentale est donc notre capacité à ressentir un éventail d'émotions et à sortir des vibrations les plus basses volontairement. Seulement, toute émotion doit être ressentie, transmutée et transcendée avant de pouvoir être “évacuée”, car tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime dans notre corps physique. Ainsi, quand l’énergie de la colère est bloquée car réprimée, une partie de notre énergie vitale est à l’arrêt, en stagnation. Cela peut alors engendrer une fatigue plus ou moins chronique, si cela se répète et/ou se prolonge. On peut aussi manquer de clarté mentale, avoir l’esprit embrouillé ou confus, éprouvant de la difficulté à prendre des décisions ou faire des choix car l’on ne pas sait pas ce que l’on veut vraiment.

Pour s’exprimer sainement, cette colère a besoin d’un espace sécurisant dépourvu de jugement et empreint d’amour et de compassion.🥰